L’affaire Coco.gg connaît un nouveau développement judiciaire. En janvier 2025, le fondateur du site de chat fermé six mois plus tôt a été placé en garde à vue, puis mis en examen dans le cadre d’une vaste enquête sur les usages criminels de sa plateforme.
Des charges lourdes
Selon les éléments rendus publics, le créateur du site a été mis en examen, sous contrôle judiciaire, notamment pour complicité de trafic de stupéfiants, détention et diffusion d’images pédopornographiques, corruption de mineur par Internet et association de malfaiteurs. Autant de qualifications qui reflètent la diversité des infractions rendues possibles par un service sans inscription ni vérification d’âge.
La responsabilité des plateformes en question
Au-delà du cas individuel, cette procédure pose une question de fond : jusqu’où va la responsabilité de celui qui conçoit et exploite un espace en ligne ? Un service qui, année après année, apparaît dans des milliers de procédures peut-il se retrancher derrière la neutralité technique ? La justice semble répondre par la négative.
Un signal envoyé aux successeurs
Des plateformes similaires ont déjà émergé pour capter le public de Coco.gg. La mise en cause de son fondateur adresse un message clair à ces héritiers : concevoir un espace propice aux violences n’est pas sans conséquence pénale.
Ce que nous en retenons
Cette étape judiciaire est importante pour les victimes : elle reconnaît que le cadre lui-même — et pas seulement les agresseurs isolés — a joué un rôle. Elle rappelle aussi l’utilité des signalements : chaque procédure ouverte a nourri le dossier.
Si vous avez été concerné·e par des faits survenus sur ce type de site, vous n’êtes pas seul·e. Vous pouvez nous confier votre situation en toute confidentialité, ou la signaler via la plateforme Pharos. Danger sur un mineur : 119.