Cyberharcèlement, chantage à la webcam : le réflexe 3018

Un numéro, une application, une capacité de retrait des contenus en quelques heures : le 3018 est devenu l’outil clé face aux violences numériques visant les mineurs.

À l’occasion de la journée pour un Internet plus sûr, un rappel s’impose : face aux violences en ligne qui touchent les enfants et les adolescents, un dispositif national existe et il est efficace. Il s’appelle le 3018.

Un service gratuit, confidentiel et rapide

Géré par l’association e-Enfance, reconnue d’utilité publique, le 3018 met les jeunes et les parents en lien avec des professionnels formés à l’écoute. Gratuit, anonyme, il ne se limite pas à un conseil : en tant que signaleur de confiance auprès des grandes plateformes, il peut obtenir la suppression de contenus ou de comptes préjudiciables en quelques heures — une capacité d’action unique en France.

Face au grooming et à la sextorsion

Chantage à la webcam, diffusion d’images intimes, harcèlement de meute : le 3018 traite quotidiennement ces situations. Une application mobile complète le numéro : elle permet d’envoyer une capture d’écran et d’en demander le retrait sans laisser l’enfant seul devant l’écran. Le dispositif travaille en lien avec la plateforme Pharos, la gendarmerie et le 119.

Les signes chez un enfant

  • repli soudain, anxiété, troubles du sommeil ;
  • perte d’élan, décrochage scolaire ;
  • réaction de peur ou de gêne au moment de consulter son téléphone.

Les quatre bons réflexes

  • dialoguer sans dramatiser ni culpabiliser l’enfant ;
  • conserver les preuves (captures d’écran) ;
  • signaler via le 3018 ou son application ;
  • bloquer l’agresseur, sans lui répondre.
On peut appeler pour soi, pour son enfant, ou simplement pour comprendre la marche à suivre.

Le 3018 est joignable 7j/7. En cas de danger immédiat concernant un mineur, composez le 119, ou le 17 en cas d’urgence.

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